Réformes et bilan 2009 des investissements étrangers en France

Posté par AFII dans Le mot du Président le 10 mars 2010

Annonce, le 9 mars 2010, des résultats 2009 par les ministres Christine Lagarde et Michel Mercier : 639 projets d’investissement étranger créateurs d’emplois en France ont été décidés en 2009, à l’origine de 29 889 emplois.

Avec plus de projets qu’en 2007, et presqu’autant que l’année dernière, se trouve confirmée l’attractivité de la France  dans une période où les flux d’investissement étranger dans le monde chutent fortement.

La crise a rebattu les cartes sur plusieurs plans:

  • elle a freiné les investissements « de long cours » en provenance, notamment, des Etats-Unis et du Japon, notamment ;
  • à l’inverse, elle a favorisé les stratégies régionales : la croissance régulière du nombre des projets venant d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne, de Suisse ou des Pays-Bas se confirme en 2009;
  • signe de ce dynamisme intra-européen, l’Allemagne prend, en 2009, la première place des pays d’origine de l’investissement étranger créateur d’emploi en France, devant les Etats-Unis;
  • les secteurs des éco-industries et de l’énergie affichent une croissance prometteuse.

La politique d’attractivité, qui a renforcé la donne française dans les secteurs innovants et à forte valeur ajoutée, se révèle payante:

  • le nombre des investissements étrangers dans les activités de R&D a doublé en 2009, projets stimulés par le crédit d’impôt recherche et les pôles de compétitivité, où l’on recense déjà 528 entreprises étrangères.
  • le Grenelle de l’environnement a relancé l’intérêt des investisseurs étrangers doublement du nombre des projets dans le secteur de l’énergie depuis 2007, triplement en 2009 pour les énergies renouvelables (59 projets en 2009).
  • dans un domaine où la compétition a toujours été vive, la France a attiré, l’année dernière, trois fois plus de  quartiers généraux qu’en 2007. 

Ce résultat doit beaucoup aux réformes engagées depuis trois ans. Leur poursuite conditionnera, dans un environnement international ouvert et concurrentiel, la compétitivité de l’économie et l’attractivité des territoires français.

David Appia,
Président de l’AFII

Suppression de la taxe professionnelle : les entreprises gagnantes

Posté par AFII dans Réformes le 5 mars 2010

Un allègement fiscal de plus de 20% en moyenne

La suppression de la taxe professionnelle issue de la loi de finances pour 2010 constitue l’une des plus importantes réformes fiscales de ces dernières années. Globalement, les entreprises sortent gagnantes de cette réforme puisque la charge fiscale pesant sur celles établies en France sera réduite de 6,3 Md€ (avant effet sur l’impôt sur les sociétés). En 2010, cet allégement sera encore plus important (12,3 Md€).

Concrètement, le coût des investissements productifs décidés par les entreprises sera réduit, pour un investissement sur 10 ans, de plus de 20% en moyenne. Pour l’industrie, l’allègement est de 32%, tandis que pour les PME, l’avantage de cette réforme est encore plus grand : les entreprises de moins de 3M€ de chiffre d’affaires verront leur charge fiscale réduite de 50 à 60% (source : Ministère de l’Economie et des Finances).

La fin de l’imposition des investissements productifs

Depuis le 1er janvier 2010, la taxe professionnelle est remplacée par la « Contribution Economique Territoriale » (CET), en réponse aux critiques formulées contre un impôt pénalisant les investissements immobiliers et mobiliers, qui frappait essentiellement l’investissement productif.

Les entreprises concourent ainsi au financement des collectivités, mais l’imposition des investissements productifs, qui composaient environ 80% de la base taxable des entreprises, est supprimée. 

Comparaisons internationales

La France n’est pas le seul pays où les collectivités locales perçoivent des impôts économiques des entreprises. En Europe, trois types de taxation sont perçues par les collectivités locales :

  • Taxe foncière assise sur la valeur locative, vénale et marché (Irlande et Grande-Bretagne)
  • Impôt local sur les entreprises en fonction d’assiettes très différentes : bénéfices en Allemagne, salaires en Autriche, activité en Espagne, valeur ajoutée en Italie, profit opérationnel au Luxembourg
  • Impôts nationaux redistribués selon divers modes de répartition (Allemagne, Autriche, Finlande, Italie, Pologne)


Benoît Dambre
, Avocat Associé, Taj, membre de Deloitte Touche Tohmatsu.

« Expect More » : des investisseurs émergents comblés au-delà de leurs attentes

Posté par AFII dans Communication le 18 février 2010

On s’en doutait, la crise l’a confirmé : les pays émergents sont les futurs moteurs de la croissance, à l’image de la Chine dont l’économie a progressé de 8,7 % en 2009 (1). Ces nouvelles puissances économiques investissent de plus en plus à l’étranger.

Pourtant, les statistiques et les sondages d’opinion montrent que les décideurs de ces marchés ne perçoivent pas l’Europe ni la France comme des sources d’opportunités économiques pour les entreprises. Certains considèrent même qu’il est plus compliqué d’y faire des affaires ou de s’y implanter qu’ailleurs, aux Etats-Unis par exemple.

France Expect MoreC’est précisément pour compenser cette méconnaissance des atouts business de la France que l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII) lance le 18 février une campagne de communication pour 2010, « France – Expect More« . Celle-ci s’adresse à une sélection de marchés émergents des plus prometteurs : la Chine, l’Inde, le Brésil, la Turquie et le Moyen-Orient.

Objectif de cette campagne : démontrer aux dirigeants d’entreprises étrangères que la France peut dépasser leurs attentes en leur offrant ce qu’elle a de meilleur. Les décideurs internationaux découvriront ainsi une main-d’œuvre qualifiée et productive, des infrastructures de transport et d’énergie fiables, une position stratégique au cœur de l’Europe, un tissu industriel performant, sans oublier des avantages fiscaux en faveur de l’innovation.

Et pour convaincre les entrepreneurs de ces pays émergents, quoi de mieux que de donner la parole à d’autres chefs d’entreprises qui ont sauté le pas ? « France – Expect More » va ainsi publier dans les principaux journaux et sites internet des pays cibles des témoignages de décideurs brésiliens, chinois, indiens ou américains notamment.
Ils racontent leur rencontre avec cette France méconnue qui leur a apporté bien plus que ce qu’ils imaginaient : l’énergie, la flexibilité, la créativité. Bref, davantage de valeur ajoutée !

(1) Source : Bureau national des statistiques de Chine

Pourquoi un plan de communication ciblé ?

Posté par AFII dans Communication, Le mot du Président le 16 février 2010

Retour sur la présentation à la presse, ce matin, du plan de communication ciblé sur l’attractivité économique de la France que l’Agence française pour les investissements internationaux va déployer cette année dans plusieurs pays, en particulier les Etats-Unis, la Chine  et l’Inde,  le Brésil, ainsi qu’en Europe et dans le Golfe.

France. Expect MorePourquoi ce plan ? Pour tirer tout le parti des investissements croissants en provenance de ces pays ou zones à fort potentiel ; pour corriger ici et là des perceptions datées et une connaissance imprécise de la France du « business »; pour capitaliser sur l’image très positive que projette la France à l’étranger grâce aux nombreuses réformes menées depuis près de trois ans, celle d’un pays réactif, dynamique et innovant.

« France. Expect more » : cette « signature » portera, de San Francisco à Rio, de Bengalore à Dalian un message central aux entreprises étrangères: la France vous offre plus que ce que vous en attendiez, plus d’esprit d’entreprise et de créativité, plus d’opportunités et de visibilité pour développer vos projets en Europe.

Pour en témoigner, dix dirigeants d’entreprises étrangères ayant investi en France relateront leur expérience dans le Wall Street Journal, Barrons, Valor Econômico, The Times of India, China Business News, pour ne citer que ces quelques titres. Le volet digital du plan déclinera ces messages. L’agence Ogilvy est notre partenaire. Les bureaux d’Invest in France à l’étranger sont mobilisés.

L’attractivité se mesure, in fine, au nombre des décisions d’investissement : un point de presse sera consacré, le 9 mars prochain, à la présentation du « Bilan 2009 des investissements étrangers créateurs d’emploi en France ».

David Appia,
Président de l’AFII

 

Bienvenue sur le site internet et le blog de l’AFII

Posté par AFII dans Communication, Le mot du Président le 12 février 2010

Je n’ai pas pris le temps de saluer ici la mise en ligne, il y a quelques semaines, du nouveau site internet de l’AFII, que nous avons voulu:

- plus clair : redessiné à cette fin, le site est complété par l’ouverture d’un espace « Daily Motion – AFII », qui abrite les videos proposant les réactions et témoignages de dirigeants d’entreprises étrangères ainsi que les productions de l’AFII sur la France.

La France, 2e pays d'accueil des investissements internationaux en 2008

La France, 2e pays d'accueil des investissements internationaux en 2008

- plus ouvert : les liens renforcés vers les partenaires de l’Agence, agences régionales de développement et pôles de compétitivité en particulier, sont autant de fenêtres ouvertes sur la diversité et la richesse des territoires français.  

- plus accueillant : informer les entreprises étrangères intéressées par la France exige un élargissement du nombre des langues d’accueil du site, du fait de la montée en puissance de nouveaux acteurs de l’investissement international. Après l’anglais, l’allemand, l’espagnol, le chinois et le japonais, place sera faite progressivement à d’autres langues, comme l’italien, le portugais, le coréen, le russe ou l’arabe.

- plus interactif : l’espace du « Blog » est une invitation à échanger sur la problématique de l’investissement international, l’attractivité de la France et les perceptions qu’en ont les investisseurs étrangers.

Je souhaite bonne navigation à nos lecteurs, en particulier à ceux de Stockholm, où je me trouvais au début de la semaine. La Suède est un partenaire qui compte : dynamiques et innovantes, plus de 700 entreprises suédoises sont déjà implantées en France.  Plus largement, l’intérêt pour notre pays ne se dément pas dans les pays scandinaves: plus de quarante nouveaux projets d’investissements vers la France y ont été décidés l’année dernière.

David Appia,
Président, Ambassadeur délégué aux investissements internationaux

La France affiche la meilleure qualité de vie pour la quatrième année consécutive

Posté par AFII dans Vivre en France le 11 février 2010

Pour la quatrième année consécutive, la France a été classée première par International Living pour sa qualité de vie, un indice visant à donner aux Américains une idée des meilleurs destinations pour s’expatrier dans le monde. Outre ses services de santé jugés exceptionnels et son faible taux de criminalité, la France est encensée pour sa culture. Tous les petits bonheurs de la vie ajoutent au charme français. Sa beauté exceptionnelle, ses rues d’une propreté parfaite, son architecture splendide et ses cafés typiques contribuent aux qualités esthétiques qui la caractérisent et dont la France tire une grande fierté. De plus, l’essence même de la vie doit se savourer selon l’éditeur de la publication, qui cite l’attitude détendue et sociable des Français comme une très bonne raison de vivre dans ce pays; des plaisirs ordinaires comme la nourriture et la boisson doivent s’apprécier… lentement.

La France affiche la meilleure qualité de vie pour la quatrième année consécutive

La France affiche la meilleure qualité de vie pour la quatrième année consécutive

Tout ceci est accessible à un coût raisonnable ! Les tarifs des denrées alimentaires, en particulier des produits régionaux, sont tout à fait justifiés. En vous rendant au supermarché, vous aurez 200 grammes de camembert pour seulement 2,45 dollars, 200 grammes de saucisson à l’ail pour 1,60 dollar, une bouteille de rosé (Grenache Gris) pour 4,12 dollars et du champagne (Hubert de Claminger) pour 16,98 dollars.

Les prix de l’immobilier sont également une bonne surprise: un appartement avec deux chambres à une heure de Paris peut être acquis pour 145 000 dollars ; le marché acheteur actuel est idéal pour trouver une bonne affaire, l’investissement peu risqué grâce à la maturité du marché.

Ecartant des concurrents pourtant sérieux comme l’Australie, la Suisse, l’Allemagne ou la Nouvelle-Zélande, la France a beaucoup à offrir en échange de ses accolades. C’est le pays le plus agréable pour y vivre (et y travailler).

Retour du Forum Economique Mondial de Davos

Posté par AFII dans Evénements, Le mot du Président le 5 février 2010

Le World Economic Forum de Davos s’est achevé sur un constat largement partagé : si le pire de la crise est derrière nous, les signes de reprise sont encore fragiles et la mobilisation collective reste nécessaire. La préoccupation pour 2010 concerne l’emploi. L. Summers caractérise la situation aux Etats-Unis d’une formule : « statistical recovery and human recession ».

Déjeuner AFII présidé par Christine Lagarde à Davos
Déjeuner AFII / Deloitte présidé par Christine Lagarde à Davos

« Statistical recovery » ? Ce n’est certainement pas le cas pour l’investissement direct étranger (IDE) : la Cnuced annonce une baisse de 39% des flux d’IDE dans le monde en 2009, après un recul de 14% en 2008. Quant aux opérations de fusions-acquisitions, elles auraient connu une chute plus forte encore, évaluée par la Cnuced, à ce stade, à 66% en 2009, après une contraction de 35% en 2008.

L’investissement au coeur de la relance

Posté par AFII dans Le mot du Président le 14 janvier 2010
DA-AFII 0411

David Appia, Président, Ambassadeur délégué aux investissements internationaux

L’investissement est au cœur des réponses apportées par la France à la crise économique et au défi de la croissance durable. Le plan de relance a retenu, fin 2008, un millier de chantiers porteurs de croissance et de compétitivité. Le grand emprunt décidé en 2009 permettra l’investissement de 35 milliards d’euros dans l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et technologique, l’industrie, l’économie numérique et le développement durable.